Oui, je peux être très tannante, moi. Voulez-vous des preuves?
Sauve qui peut.
Le 9 août j'allais en autobus de mon île fantôme au centre-ville pour aller voir Les Francofolies (selon la belle tradition de ces beaux jours-là) en écoutant La Première Chaîne sur mon baladeur. Ce n'est pas i-pod qui est chez chacun de vous, c'est un baladeur assez périmé, je dirais des 70 du XVIII siècle, qui me fait souvent honte.
Mais il fonctionne et c'est bien assez. Je vis au Québec ou quoi?
Et bien. Je l'écoute comme j'écoute toujours la radio, c'est-à-dire, sans tendre mes oreilles et mon cerveau. Puisqu'ils bavardent toujours en français (ce qui est au moins bien logique, c'est la Radio Canada ou quoi), alors j'ai toujours besoin d'utiliser ce système de refroidissement de mon cerveau. Sinon, je pense que ma frêle tête va exploser dans pas long. Je me suis déjà dit tout à l'heure qu'en s'immérgeant dans une nouvelle réalite, il est important de ne pas se noyer. Alors, sans fanatisme, mes amis, svp :)
Bref, je l'écoute doucement, et tout à coup une nouvelle chanson commence à se diffuser, et voilà, dès ses premiers accords et les premiers mots je me rends compte que ça me plaît, pis que ça me plaît beaucoup, alors j'embraie et j'ouvre mon cellulaire pour y écrire très vite certains mots que j'étais capable à comprendre au moment donné pour que j'aille après les youtuber ou googler.
Je vous avoue que pas vraiment beaucoup que j'avais compris et que j'y avais écrit. Les mots clés qui sont restés dans mon cell étaient les suivants: j'vis pas Montréal, 674 km, fôrets d'épinettes, microbrasserie, caisse de dépot. Pas vraiment beaucoup! Haha. Mais bon, je me suis dit que c'était assez pour mes recherches.
Quelques minutes plus tard je reçois un appel de mon amie Myriam qui me dit qu'elle ne peut pas nous réjoindre ce soir-là, tatati-tatata, et en revanche, je la demande si elle connaît cette chanson. Bien sûr, par mes mots clés carrèment chiches :)) Pas de bingo, évidemment! Cette chanson n'était pas reconnue ni par Myriam, ni par Anouk que j'ai commencé à torturer aussi un peu plus tard aux Francofolies.
Oh! Vous n'avez pas d'idée combien de temps j'ai perdu sur net en recherches! Tout était en vain. Personne la reconnaissait. Les paroles n'existent pas sur Internet, même pour l'instant. Le nom du chanteur non plus, je ne pouvais pas le trouver. Parce que sur le site de cette émission ('Écoute pas ça' par Jean-Pierre Ferland) il n'y avait rien pour ce jour-là... ils ont publié une liste de la musique diffusée seulement pour le mois de juillet! Terminus. Tout le monde descend. Taaba..!
Autre jour, quand je m'en plaignais, Anouk m'a conseillé d'écrire à Jean-Pierre Ferland, l'animateur de cette émission. Mais moi, j'aime bien les complications, j'avais de la misère de lui écrire en mon broken French, et puis, je me suis calmée en disant que tôt ou tard mais il va publier sur son site la diffusion de ce soir-là! Hâte-toi lentement ou quoi!..:)
J'allais ponctuellement pendant ces deux dernières semaines sur le site de Radio Canada (au lieu d'aller au travail, haha!). Et hier, finalement, ils ont tout mis! Toute la liste des chansons qui étaient diffusées le 9 août! Quel hit! J'ai commencé à analyser toutes les chansons de cette liste-là, et je l'ai enfin trouvée! Jean-Pierre Ferland, t'es mon bon magicien ou quoi! :)
Saintes-Oubliettes par Hugo Fleury. Voilà!
Peut-être si je souffrais pas si longtemps et si je pouvais la trouver vite, elle ne serait pas si sympa pour moi mantenant, je ne serais pas sa prisonnière, je ne l'écouterais pas une mille de fois à partir d'hier. Et je n'essaierais pas de la déchiffrer en ce moment, par moi-même! Puisqu'il n'y a pas encore de paroles! C'est fou, c'est pas facile pour une pauvre immigrante! J'en comprends pas beaucoup, citron sac-à-papier!!! Mais il n'y a pas de paroles, c'est le fait. Presque personne la connaît :) Hugo Fleury devrait être reconnaissant pour cette vulgarisation que je suis en train de finir enfin :)
En fait, lui, il est un ex-soliste du groupe Polémil Bazar dont je ne connaissais rien auparavant. Mais je suis allée là-bas aussi. Sur leur site et sur youtube. Je vais être partout:) Malgré qu'il n'y en a pas beaucoup sur youtube, mais leur style me déjà plaît, assez proche du style genre des Balcans. Mais jusqu'à ce que je n'aurai pas leurs disques (soit après avoir torturé mes amis, soit après que je deviendrai riche et je vais les acheter moi-même), je vais m'amuser par leurs textes, pauvre moi:)
PS: C'est fou, mais après toutes ces émotions d'hier, aujourd'hui Sébastien Ricard de Loco Locass m'est arrivé dans mon rêve de nuit. C'était pas une cauchemar, mais en tout cas, il y était bizarre. En réalité il est beaucoup mieux, lui.
Rem.: La quantité de 'ou quoi' dans ce texte-là est la conséquance de mes derniers entretiens avec les Français. Désolée :)
Aussi pardon pour mes fautes, svp, corrigez-les :)
Mes amis, qui est arrivé jusqu'à la fin de cette histoire ennuyante? Comme dirait Paul, une étoile pour vous! Désolée 2 fois! :)
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20 août 2009
5 mars 2009
On popularise et vulgarise
Aujourd'hui on a regardé un très, très, très bon film d'animation qui m'a beaucoup frappé et dont j'aimerais partager avec vous.
L'Homme qui plantait des arbres, c'est une nouvelle d'un écrivain français Jean Giono à partir de laquelle Frédéric Back a créé ici, à Montréal, son film d'animation, d'après moi, absolument génial.
Il a reçu de nombreux prix, dont l'Oscar 1987, si ce fait est important pour vous. Mais je pense que c'est suffisant d'avoir reçu ma recommendation, n'est-ce pas? Donc, je vous recommande d'aller le louer, je le conseille vivement, je le suggère, j'insiste, enfin!
Ici dans le site de l'animateur et cinéaste Frédéric Back vous pouvez regarder un petit extrait d'un film.
À propos, la verrière que vous voyez dans la station Place-des-Arts a aussi été créée par Back.
L'Homme qui plantait des arbres, c'est une nouvelle d'un écrivain français Jean Giono à partir de laquelle Frédéric Back a créé ici, à Montréal, son film d'animation, d'après moi, absolument génial.
Il a reçu de nombreux prix, dont l'Oscar 1987, si ce fait est important pour vous. Mais je pense que c'est suffisant d'avoir reçu ma recommendation, n'est-ce pas? Donc, je vous recommande d'aller le louer, je le conseille vivement, je le suggère, j'insiste, enfin!
Ici dans le site de l'animateur et cinéaste Frédéric Back vous pouvez regarder un petit extrait d'un film.
À propos, la verrière que vous voyez dans la station Place-des-Arts a aussi été créée par Back.
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24 févr. 2009
Un peu de la matérialisation de la pensée
J'en suis bouche bée. Je presque crie à Adriana: "Noooon! Dis-moi que c'est pas vrai! Ça se peut-tu!" (wow, quelle bonne réutilisation du langage familier, une étoile pour vous, Maria). Voilà comment aujourd'hui j'ai appris une nouvelle expression québécoise.
Mais on commence par le début.
À la fin de l'année qui vient de nous quitter, moi et mes amis du cours de la communication orale, on a vecu 5 (sic!) semaines en parlant de la cabane à sucre! À moment donné, c'était le sujet principal de notre cours. On avait un livre nous parlant de l'histoire de cette tradition. On a vu les vidéos nous expliquant le processus téchnologique de la cueillette de l'eau d'érable, ainsi que de la fabrication du syrop d'érable. On a excessivement beaucoup écouté les disques avec les dialogues sur ce sujet, etc. En fait, on savait tout de la cabane à sucre par coeur. Les phrases comme "Je n'aime pas les oreilles de crisse!", "Vous autres, à la cabane à sucre!" ou bien "C'est-tu bon la tire d'érable!" sont entrés très vite dans notre vocabulaire et sont devenus habituels comme "bonjour".
Mais, par contre, (quelle bonne réutilisation! une autre étoile pour vous!), il nous manquait quelques mots tellement simples, voire primitifs, mais qu'on devait utiliser souvent dans notre quotidien. C'était justement comme ça un jour de décembre passé. Maintenant il s'appelle "Le jour de fous du village".
Ce jour-là, j'ai proposé à mes ames d'aller danser la salsa. Pour la première fois, je précise. Je suis arrivée au club de la salsa où, à ma grande surprise, j'y ai abordé les portes fermées! À cause de la tempête là!
J'étais fachée, j'attendais mes amis en mentionnant les responsables de la salsa avec des qualificatifs! Heuresement, mes amis ont trouvé une très belle solution pour ne pas perdre cette bonne soirée. On a commencé à danser dans la rue! puis dans le metro! puis partout! On chantait, on attrapait les lapins, bref, on faisait beaucoup de choses absolument folles qui nous ont rempli finalement le vrai bonheur :)
Tout à coup Adriana a voulu dire qu'il faisait tellement chaud pour nous et qu'elle était déjà en nage. Bref, elle m'a demandé:
- Maria, comment s'appellent les choses qui sortent ici? (en sous-entendant, évidemment, "la sueur", mais à moment donné on ne connaisait pas ce mot)
- Desolée, mon amie, je sais pas. J'ai appris seulement le vocabulaire de la cabane à sucre.
Aussitôt Ali a continué:
- Donc, ça s'appelle "le syrop d'érable" ce qui sort ici (en sous-entendant, bien sûr, sous l'aisselle)
Après un petit travail en équipe on a decidé donc que "les choses qui sortent du nez" s'appellaient, selon notre logique, "la tire d'érable". Voilà comme ça on a enrichissé notre vocabulaire. On l'a partagé avec notre gang et on a commencé à l'utiliser tout le temps et partout.
Maintenant revenons à notre classe d'aujourd'hui.
J'y suis et je réecris une liste des expressions québécoises que mon group a appris pas plus tard qu'hier. Et moi, j'ai manqué cette classe à cause de la mautadite bronchite. Donc voilà, j'écris une page... puis la deuxième... et qu'est-ce que j'ai vu là-bas!!!
"les érables coulent" = les morves sortent du nez
J'en suis bouche bée. Je presque crie:
- Dri, noooon! Dis-moi que c'est pas vrai! Ça se peut-tu!
Mais oui, c'est vrai! Ça existe!!! Notre monitrice nous l'a confirmé!!! Comme dirait notre ex-prof... "C'est incroyable, c'est presque magique!".
Mais on commence par le début.
À la fin de l'année qui vient de nous quitter, moi et mes amis du cours de la communication orale, on a vecu 5 (sic!) semaines en parlant de la cabane à sucre! À moment donné, c'était le sujet principal de notre cours. On avait un livre nous parlant de l'histoire de cette tradition. On a vu les vidéos nous expliquant le processus téchnologique de la cueillette de l'eau d'érable, ainsi que de la fabrication du syrop d'érable. On a excessivement beaucoup écouté les disques avec les dialogues sur ce sujet, etc. En fait, on savait tout de la cabane à sucre par coeur. Les phrases comme "Je n'aime pas les oreilles de crisse!", "Vous autres, à la cabane à sucre!" ou bien "C'est-tu bon la tire d'érable!" sont entrés très vite dans notre vocabulaire et sont devenus habituels comme "bonjour".
Mais, par contre, (quelle bonne réutilisation! une autre étoile pour vous!), il nous manquait quelques mots tellement simples, voire primitifs, mais qu'on devait utiliser souvent dans notre quotidien. C'était justement comme ça un jour de décembre passé. Maintenant il s'appelle "Le jour de fous du village".
Ce jour-là, j'ai proposé à mes ames d'aller danser la salsa. Pour la première fois, je précise. Je suis arrivée au club de la salsa où, à ma grande surprise, j'y ai abordé les portes fermées! À cause de la tempête là!
J'étais fachée, j'attendais mes amis en mentionnant les responsables de la salsa avec des qualificatifs! Heuresement, mes amis ont trouvé une très belle solution pour ne pas perdre cette bonne soirée. On a commencé à danser dans la rue! puis dans le metro! puis partout! On chantait, on attrapait les lapins, bref, on faisait beaucoup de choses absolument folles qui nous ont rempli finalement le vrai bonheur :)
Tout à coup Adriana a voulu dire qu'il faisait tellement chaud pour nous et qu'elle était déjà en nage. Bref, elle m'a demandé:
- Maria, comment s'appellent les choses qui sortent ici? (en sous-entendant, évidemment, "la sueur", mais à moment donné on ne connaisait pas ce mot)
- Desolée, mon amie, je sais pas. J'ai appris seulement le vocabulaire de la cabane à sucre.
Aussitôt Ali a continué:
- Donc, ça s'appelle "le syrop d'érable" ce qui sort ici (en sous-entendant, bien sûr, sous l'aisselle)
Après un petit travail en équipe on a decidé donc que "les choses qui sortent du nez" s'appellaient, selon notre logique, "la tire d'érable". Voilà comme ça on a enrichissé notre vocabulaire. On l'a partagé avec notre gang et on a commencé à l'utiliser tout le temps et partout.
Maintenant revenons à notre classe d'aujourd'hui.
J'y suis et je réecris une liste des expressions québécoises que mon group a appris pas plus tard qu'hier. Et moi, j'ai manqué cette classe à cause de la mautadite bronchite. Donc voilà, j'écris une page... puis la deuxième... et qu'est-ce que j'ai vu là-bas!!!
"les érables coulent" = les morves sortent du nez
J'en suis bouche bée. Je presque crie:
- Dri, noooon! Dis-moi que c'est pas vrai! Ça se peut-tu!
Mais oui, c'est vrai! Ça existe!!! Notre monitrice nous l'a confirmé!!! Comme dirait notre ex-prof... "C'est incroyable, c'est presque magique!".
21 févr. 2009
Mais oui, bien sûr!
On devait faire des dialogues en utilisant quelques expressions québécoises et après les présenter. Les gars ont mis dans leur dialogue une phrase "un char de marde", mais ils l'ont utilisée, en effet, de la façon maladroite. François, le moniteur, nous demande, bien sûr, si on connait vraiment cette expression:
- Est-ce que vous comprenez c'est quoi ça "un char de marde"?
Michel:
- Mais oui, bien sûr!
François:
- C'est quoi ça donc, d'après vous?
Michel:
- Ben... C'est un camion.. plein d'excréments.
Pauvre François! Il a commencé à brandiller les bras:
- Non! C'est pas ça!
Ensuite, bien sûr, il nous a donné un bon exemple pour que l'on comprenne mieux une vraie signification de cette expression...
- Est-ce que vous comprenez c'est quoi ça "un char de marde"?
Michel:
- Mais oui, bien sûr!
François:
- C'est quoi ça donc, d'après vous?
Michel:
- Ben... C'est un camion.. plein d'excréments.
Pauvre François! Il a commencé à brandiller les bras:
- Non! C'est pas ça!
Ensuite, bien sûr, il nous a donné un bon exemple pour que l'on comprenne mieux une vraie signification de cette expression...
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